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    Soyez obnubilés par la trace. La trace des hommes, qui passionnés par la vie, en ont tout oublié. L’obsession est créatrice. C’est la volonté folle d’atteindre un point d’équilibre, un idéal – une limite.
L’obsession originelle est celle de la cellule qui se multiplie à l’infini pour survivre. C’est le vecteur de la vie, commun à toute chose : sans obsession il n’y a pas d’itération, pas de tentatives : le néant.
Ce vestige ancestral est un élixir de création, de passion et d’innovation. Sans cette essence il manque une équation : il n’y aurait qu’un nuage de point, flottant sur un repère orthonormé, sans raison d’être. L’obsession donne le ton, c’est une courbe. Il y a un point de départ et un point d’arrivé - une limite. Une trajectoire que l’on pourrait dessiner ;
Et si on dessinait l’Obsession ? On pourrait décrire progressivement l’objet ou l’idée qui nous tourmente, expliquer son influence et l’effet que cela produit. Mais il s’agit là de représenter un processus. Pour comprendre l’Obsession il faut l’expérimenter comme un tout, il faut prendre part dans ce mécanisme.
Aujourd’hui, la Terre expérimente l’Obsession de l’Homme et en subit ses choix. L’Homme y demeure sourd, son esprit entraîné dans la boucle infernale de sa Tourmente. Ce chemin que l’Homme a entreprit autrefois laisse une trace. Une trajectoire dessinée sur un canevas blanc et pur.
Comprendre l’Obsession c’est en dessiner les traces. Ces courbes abstraites, vestiges des limites du Continent Austral représentent visuellement tout ce qui a été perdu dans l’hystérie de l’Homme. Les matérialiser, en faisant d’elles des patrons de futures créations c’est en prendre conscience et se les approprier.